L’opération que j’effectue n’est absolument pas invasive et il n’est pas nécessaire d’ouvrir. Les zones du corps sur lesquelles l’intervention est réalisée, grâce à des incisions sous-cutanées, sur les fascias, les aponévroses, les muscles et les tendons, sont certaines zones du corps où les nerfs ne peuvent pas être lésés, ni les vaisseaux sanguins de grand calibre, ni d’autres structures importantes. Le médecin doit donc connaître avec précision la zone de l’intervention grâce à une pratique continue de ce procédure chirurgicale. Voilà pourquoi il ne représente pas un risque pour la santé actuelle du patient. Les opérations sont réalisées sous anesthésie générale, ce qui permet de différentier beaucoup mieux les fibres raccourcies des fibres saines sur les tissus mous, étant donné que, grâce à l’anesthésie générale, l’activité musculaire disparaît totalement, mais les structures lésées ne peuvent pas se détendre et elles restent contractées.
Grâce à cette opération peu invasive, jusqu’à 16 fibres rétractées peuvent être éliminées en une seule phase. S’il y a beaucoup plus de rétractions, des opérations peuvent être réalisées en 2 ou 3 phases, avec un intervalle minimum de 6 mois entre elles. De toutes manières, la fréquence des opérations dépend des particularités de chaque patient, individuellement, de l’extension de sa maladie et du critère du médecin.
Par exemple, lors de la première phase, l’intervention se réalise sur les jambes. Pendant la deuxième phase, sur les bras, et pour la troisième, sur le dos, le cou et le visage. Les phases peuvent aussi être divisées en fonction des rétractions les plus graves et du degré d’altération de la fibre raccourcie, ainsi que du type de paralysie cérébrale.
Cette technique chirurgicale est compatible avec d’autres types de traitements ou d’interventions, étant donné qu’elle ne change pas la structure fonctionnelle de l’appareil musculaire, ni de l’appareil moteur en général, ni celle d’autres organes ou systèmes du corps humain.
La paralysie cérébrale ((IMC) se manifeste sous différentes formes :
- spasticité
- hyperkinésie
- atonie et ataxie.
Mais d’autres formes de paralysie cérébrale, qui en combinent plusieurs, peuvent être diagnostiquées : comme par exemple, la spastique avec hyperkinétique.
Les patients souffrant ce type de spasticité présentent plus de rétractions et elles sont plus rigides. D’ailleurs, le symptôme de douleur, qui pourrait apparaître dans les zones aux fibres contractées, exacerbe la spasticité qui, à son tour, favorise le processus dégénératif de dystrophie et la formation de nouvelles contractures. Et, de cette manière, vient naître le « cercle vicieux : douleur-contracture (rétraction)-douleur ».
À part tout ceci, il faut signaler que les patients souffrant d’hémiplégie, diplégie et de tétraplégie possèdent 4 degrés de dysfonctions des structures de l’appareil moteur :
- Lorsque le patient présente le premier degré : il est capable d’utiliser pratiquement toutes ses fonctions, mais il a des difficultés pour marcher, il souffre de certaines déformations des pieds et/ou des mains, d’un côté du corps ou des deux côtés, c’est-à-dire latéral ou bilatéral.